Station d’épuration de l’île Arrault – Orleans

  L’AgglO  d’Orléans a confié la reconstruction et la gestion de la station d’épuration de l’île Arrault au groupement Degrémont, filiale de Suez Environnement et à l’architecte Jean-Marie CHARPENTIER, l’un des plus grands architectes français de renommée internationale.

Le look et les grands Noms  avant le respect des directives européennes ? Apparemment non, les directives européennes seraient même  largement dépassées. Effectivement le projet « dans un objectif de qualité de vie et d’environnement » est très séduisant. Un choix politique où « La nouvelle installation préservera au mieux l’environnement du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO mais aussi le cadre de vie des riverains. »

L’ Agglo de Cholet, elle, a fait le choix d’une première en France pour une collectivité locale : Un assainissement 100% naturel avec la jeune entreprise provençale « Phytorem »,   qui commercialise un concept de dépollution des eaux usées par un Parc de  bambous et de roseaux.

Même si l’échelle n’est pas comparable,(dans l’ agglo Orléanaise, il faudrait comparer cette installation comme celle de  Chanteau ou Marigny les usages)  ce concept mérite encouragements pour son côte naturel et un coût de fonctionnement dont les retombées  ne doivent pas être pour déplaire aux contribuables…

A vous de juger !!!

« Un système d’assainissement d’eaux usées associant roseaux et bambous vient d’entrer en fonction dans une commune rurale du Maine-et-Loire. Une première en France, à l’échelle d’une collectivité locale.


Le nouvel équipement de Vezins (1.600 hab.) se présente sous la forme d’un parc de trois hectares comprenant trois bassins filtrants plantés de roseaux, trois lagunes de 4.000 mètres carrés et une jeune bambouseraie de plus de 1 hectare. Il se trouve en bordure de l’Evre, affluent de la Loire dont la fragilité a conditionné la réalisation de la station.
« En période estivale, nous avons une obligation de non rejet dans l’Evre pendant trois mois, explique Philippe Coutant, directeur de l’environnement de la communauté d’agglomération de Cholet, dont fait partie Vezins. Nous cherchions donc un système écologique qui permette de stocker, sans polluer, les eaux traitées ».
Filtrées par les roseaux puis décantées dans les bassins de lagunage, les eaux usées sont dirigées – partiellement l’hiver, en totalité l’été – vers la bambouseraie. Laquelle, grâce à ses vertus naturelles, joue un rôle de dépolluant complémentaire déterminant.
« Dans les stations d’épuration classiques, on active les boues pour créer l’oxygène nécessaire au développement des bactéries qui dégradent les polluants. Avec les bambous, c’est le système racinaire très dense qui permet de développer lui-même naturellement cet oxygène », explique Bernard Benayoun, PDG de Phytorem, jeune entreprise provençale qui commercialise le concept.
Le bambou se nourrit aussi des éléments polluants (phosphates, nitrates) pour les transformer en biomasse. « Le gros avantage est de ne pas générer de boues, mais au contraire d’épurer les sols. En termes de rentabilité énergétique, c’est extrêmement positif », assure Bernard Benayoun.
D’un coût de 1,3 million d’euros, l’investissement, financé par les collectivités et l’agence de l’eau Loire Bretagne, équivaut à celui d’une station d’épuration classique à boues activées. « Mais le coût d’exploitation est divisé par trois pour des performances de traitement comparables », précise Philippe Coutant. L’absence de besoins chimiques et la faible consommation énergétique de l’équipement (pompes exceptées) expliquent notamment la réduction de ces coûts.
Affecté principalement jusqu’alors à l’usage d’entreprises (effluents viticoles ou agroalimentaires) ou semi collectifs (campings, etc.), l’assainissement par bambous intéresse un nombre croissant de collectivités, alors que la France doit se mettre en conformité avec la directive de l’UE sur les eaux usées. Outre Vezins, une station vient ainsi d’être inaugurée à Saint-Leu (île de la Réunion), où elle participe à la protection des eaux d’un lagon. Et Phytorem travaille sur un autre projet à Sillé-le-Guillaume (Sarthe). »
 
 
 

 

Alors, à quant une telle installation dans notre Agglo ?


Pour en savoir plus :

·        sur la non application par la France de la directive européenne relative aux eaux usées, consultez le dossier d’Euractiv (22 février 2008)

www.phytorem.com  – spécialiste de la dépollution  par les plantes

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